La méditation d’hier est en ligne

 

20200322_171753Vous pouvez écouter la méditation d’hier, autour de Jean 9, « Ni lui, ni ses parents », en cliquant sur l’onglet : prédications.

Et la citation de France Quéré :

« Jésus prie ses disciples de ne pas tourner la tête vers la nuit compacte de la douleur : rien n’y luit. Le mal ne s’explique pas. S’il s’expliquait, il serait légitime [...] Inutile d’inventorier l’ordre des causes : il est définitivement scellé. Le mal est ténèbres, son énigme ne desserrera pas les dents.

Il est donc un mal qui n’a point face humaine, dont ni Dieu ni l’homme ne peuvent rendre compte.

La lumière n’est pas derrière nous, dans la profondeur des causes, elle est devant, à l’horizon de nos désirs et de nos volontés1« .

1France Quéré, In Si je n’ai pas la charité, Desclée de Brouwer, 1994, p. 44-46.

Prédication à l’occasion des 100 ans de La Cause

 

A l’occasion du centième anniversaire de la Fondation La Cause, son président le pasteur Christian Bonnet partage en vidéo la prédication du culte du centenaire sur le texte du jour (la guérison de l’aveugle-né). Ce culte était initialement prévu pour le dimanche 22 mars, 100 ans (et 1 jour) après le rassemblement du 21 mars 1920 à l’église luthérienne Saint-Jean de Paris, où avait été fondée La Cause.

humour et réflexion

 

Un petit texte de ma collègue Iris Reuter, avec son aimable autorisation…

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« Voir la vie en rose » ? Cette expression populaire n’est pas la bienvenue ces jours -ci ! On aurait plutôt envie de voir tout en gris….

Quelle qu’en soit la cause, notre humble intérêt pour les rouleaux de papier toilette a explosé depuis l’arrivée du coronavirus. Tous les pays confrontés au confinement voient leurs supermarchés vidés de ce bien précieux. Des vidéos circulent montrant des personnes qui se battent pour des paquets de papier toilettes. Continue reading

Prédication virtuelle, la Samaritaine

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERAPour se changer les idées, voici la prédication que j’avais préparée pour ce dimanche 15 mars

Texte biblique : Jean 4, 1 à 42

( attention, il est long ! ) 

 

La Samaritaine !

Il me faut tout d’abord vous avouer quelque chose : je n’aime guère prêcher sur l’évangile selon Jean. Car le 4ème évangile est un texte à méditer, longuement, dans le secret de sa prière…

Car le 4ème évangile est un texte à travailler, longuement, dans son bureau avec tous les outils nécessaires. Car le 4ème évangile est un texte à partager en groupe biblique, longuement, et pour vous donner une idée, sur ce texte, avec le groupe de St-Jean nous avons passé deux séances d’une heure et demi. Alors, vous pensez bien qu’en ¼ d’heure de prédication … !

Car le texte johannique, et la Samaritaine en est un, est un texte d’une immense richesse et puissance théologique et spirituelle, où chaque image, chaque mot presque, est important et peut faire sens pour nous. Continue reading

inventer la Fraternité « sans contact »

Chers Sœurs et Frères,

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Hier soir, le président de la République a solennellement déclaré la consignation des citoyens à leur domicile, avec toute une série de mesures fortes afin de freiner l’épidémie.

Cela va modifier radicalement nos manières de vivre au quotidien, comme cela va impacter très profondément toute notre vie d’église. Les cultes, les études bibliques, les catéchismes, toutes les réunions sont donc, de fait, impossibles.

Économiquement, humainement aussi, cela aura des conséquences considérables. Ce « confinement » est une épreuve, mais elle peut aussi nous permettre de nous recentrer sur l’essentiel, et pour nous croyants, de retrouver une place plus importante pour les lectures bibliques et spirituelles, la méditation et la prière, et ne plus courir et fuir dans l’activisme forcené.

Mais ce qui importe également, c’est de garder le lien communautaire.

Alors que notre paroisse testait l’offrande avec le payement « sans contact », nous pouvons inventer – de façon provisoire – une « fraternité sans contact ».

Plus précisément, trouver d’autres moyens d’entrer en relation, par le biais des possibilités que nous offre l’informatique notamment.

Nous allons mettre en place dans les jours à venir différentes solutions afin de rester en relation les uns avec les autres : chaînes d’appels téléphoniques, mails, offices virtuels, et nous l’espérons, cultes en vidéotransmission.

Notre site internet va devenir un des lieux majeurs de notre relation. Il sera mis à jour très régulièrement, avec des textes, des méditations, etc.

Nous devons nous enraciner dans la prière afin de tenir dans la Confiance et l’Espérance pour les semaines à venir.

J’assurerai une permanence téléphonique chaque jour, du mardi au samedi , entre 10 heures et midi, et entre 15 et 18 heures. Mais nous allons aussi organiser des réunions de travail par visioconférence, je ne serai donc pas chaque fois en mesure de vous répondre ; merci alors de laisser un message. Privilégiez désormais le téléphone fixe (01 47 05 85 66), mon portable passant très mal au presbytère.

Je vous confie ces mots du pasteur Dietrich Bonhoeffer :

« Christ ressuscité porte en lui l’humanité nouvelle, le Oui dernier et magnifique de Dieu à l’homme. Certes l’humanité vit encore dans le vieil éon (réalité), mais elle l’a déjà dépassé ; elle vit encore dans le monde de la mort, mais la mort est déjà vaincue ; elle vit dans le monde du péché, mais le monde est déjà effacé. La nuit n’est pas à son terme, mais l’aube s’annonce » (In Si je n’ai pas l’amour, p. 89).

 

Un peu de poésie

 

20200315_133100Entre tous mes tourments entre la mort et moi
Entre mon désespoir et la raison de vivre
Il y a l’injustice et ce malheur des hommes
Que je ne peux admettre il y a ma colère

Il y a les maquis couleur de sang d’Espagne
Il y a les maquis couleur du ciel de Grèce
Le pain le sang le ciel et le droit à l’espoir
Pour tous les innocents qui haïssent le mal

La lumière toujours est tout près de s’éteindre
La vie toujours s’apprête à devenir fumier
Mais le printemps renaît qui n’en a pas fini
Un bourgeon sort du noir et la chaleur s’installe

Et la chaleur aura raison des égoïstes
Leurs sens atrophiés n’y résisteront pas
J’entends le feu parler en riant de tiédeur
J’entends un homme dire qu’il n’a pas souffert

Toi qui fus de ma chair la conscience sensible
Toi que j’aime à jamais toi qui m’as inventé
Tu ne supportais pas l’oppression ni l’injure
Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre
Tu rêvais d’être libre et je te continue.

Dit de la force et de l’amour, Paul Eluard, 1948.