L’Eglise protestante est-elle aussi catholique ?

 

logo luther 2017Ouvrons notre semainier « 2017, nos thèses pour l’évangile ». Le premier thème que nous partagerons sur ce blog sera celui de la semaine 4 : l’église protestante est-elle aussi catholique ?

Nous espérons que vous serez nombreux à commenter pour alimenter cette réflexion dans notre paroisse !

L’Eglise protestante est-elle aussi catholique ?

Les protestants français se sont souvent définis par opposition au catholicisme, mais cette manière « d’exister contre » n’est plus pertinente. Et le protestantisme s’est construit sur le modèle national, mais la mondialisation est une réalité. Et d’ailleurs, si «catholique» signifie à la fois «continuité de la foi que toutes les ruptures n’ont pas détruite » et « englobement de tous les peuples », comment notre Eglise peut-elle être témoin avec d’autres Eglises de la dimension universelle de l’Evangile ? Par rapport à la catholicité de notre Eglise, que voulons-nous affirmer aujourd’hui ?

Quelques références bibliques pour réfléchir : Esaïe 56, 1-7 Luc 10, 1-11 Ephésiens 2, 11-22

A vos claviers, prêts… commentez !

 

6 thoughts on “L’Eglise protestante est-elle aussi catholique ?

  1. Le point de vue de Zwingli l’emporte progressivement. Zwingli obtient la secularisation des couvents et cree en 1524 une ecole d’exegese biblique. En 1525, les magistrats de la ville interdisent la messe dans la ville. Elle est remplacee par un culte tres depouille. Un tribunal matrimonial est cree la meme annee. Ses competences finissent par s’etendre a toute la vie morale et sociale des citoyens

  2. L’Evangile insiste fortement sur l’universalité de la grâce de de Dieu, plus seulement réservée à un peuple élu mais destinée à tous les Hommes. La catholicité est donc nécessaire à notre église pour que son témoignage et son action reflète cette universalité.

    Cependant, vivre avec l’universel est une chose délicate, dans un monde qui est aussi fait de frontières d’espace, de temps et de cultures.

    Notre XXIème siècle mondialisé nous montre quotidiennement comme tout ce qui nous apparaît comme universel peut sembler relatif pour d’autres. Nous arrivons à la fin d’un monde : celui dans lequel l’occident, ses valeurs et sa culture représentaient la modernité et le progrès. Nous assistons aujourd’hui à l’émergence économique et politique de territoires et de peuples (qui représentent quand même 90% de la population mondiale), et ce développement se fait d’après des références et des modèles différents des nôtres.

    Aussi, pour notre Eglise, être catholique ne veut pas dire revenir au temps des colonies. L’universalité ne doit pas nous servir d’argument définitif pour dire : « j’ai raison, tu as tort », ou d’excuse pour nous apporter la confortable (et stupide) certitude que nous sommes dans le juste, et que tout ce que l’autre a de mieux à faire est de se convertir à nos vues.

    Nous vivons aujourd’hui dans un monde où l’Eglise n’est plus « au centre du village » (pas plus qu’aucune autre institution, d’ailleurs). La foi est une question de choix individuel. Le dialogue interreligieux se fait autant avec des chrétiens à l’autre bout du monde, qu’un voisin de palier bouddhiste zen, ou un beau-frère converti à l’Islam.

    Notre catholicité doit reposer sur l’assurance que ce que nous sommes est susceptible de toucher l’autre, même s’il est très différent. Et que chez l’autre aussi, Dieu peut se manifester à nous.

  3. Ce dimanche au culte nous avons repris ensemble la question du mois de janvier. Sans fermer le débat, voici trois thèses que j’ai proposé à la fin de la prédication :

    1. La catholicité d’une Eglise se mesure à sa capacité à reconnaître et à aimer le Christ partout où il est présent. En ce sens, toute Eglise, protestante comme catholique romaine ou orthodoxe, présente parfois des déficits de catholicité.

    2. Parce que le Christ n’est pas prisonnier des institutions ecclésiales, la pleine catholicité passe par une ouverture oecuménique, interreligieuse, et par un dialogue avec d’autres mouvements de pensée.

    3. Pour le croyant, la catholicité est une quête spirituelle où il s’agit d’aller vers la plénitude de sa propre foi en allant vers l’autre. Cette quête se fait par des échanges où chacun doit autant donner que recevoir.

  4. Chers Amis !suite de mon précédent commentaire
    J espère que notre Inspecteur pourra publier la prédication qu il a donnée ce soir ,et vous y trouverez une réponse POSITIVE à la question posée !Prédication qui a donné lieu à des applaudissements nourris ,je pense que ce fut une première bien méritée!

  5. IsaÏe 56 1-7 : accueil de tous les peuples
    Luc 10 1-11 : envoi de disciples pour évangéliser
    Ephésiens 2 11-22 : intégration dans la communauté de croyants

    Notre Eglise, communion de croyants, accueille toute personne qui croit en Jésus-Christ sauveur. Elle veut témoigner et faire connaître l’évangile au monde entier en tenant compte des diversités historiques, géographiques et autres. En ce sens elle est catholique.
    Mais la division en églises nationales indépendantes freine cette action d’évangélisation; il n’existe pas à ma connaissance au niveau de l’ensemble des églises luthériennes une mise en commun des ressources en particulier humaines pour témoigner et évangéliser dans le monde entier. Même dans notre pays, qui en a besoin, l’évangélisation ne semble pas être un projet prioritaire. Dans les faits nous avons donc un déficit de catholicité.

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